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Spinelle

Spinelle

UN FAUX RUBIS

Le spinelle est une espèce minérale, appartenant à la famille des oxydes.
Sa palette de couleur est riche et attribuée à des traces de chrome, de fer et de vanadium.
Les spécimens les plus connus et utilisés dans l’histoire de la joaillerie sont les spinelles noirs et les spinelles rouges.

Leur couleur rouge sang les a pendant des siècles fait confondre avec le rubis rouge. Ce n’est qu’en 1581 qu’il a été reconnu comme gemme à part entière.
Les cas les plus notables de cette ressemblance sont ceux du Rubis Prince Noir sur la couronne d’Angleterre ou le Rubis de Tamerlan de 361 carats sur un des colliers de la couronne d’Angleterre qui se sont finalement avérés être des spinelles rouges.

ORIGINES

Le terme spinelle, apparu à partir du XVIIe siècle, dérive probablement du latin « spinella » signifiant petite épine, en référence à ses cristaux pointus à arêtes très nettes qui le différencient du cristal brut de corindon rouge.

Connu depuis l’Antiquité indienne et qualifié alors de diamant rouge, il était attribué à la caste des guerriers.
Il provenait des sables diamantifères du fleuve Penner à l’ouest de Madras dans la région du Balaghat, chaîne de montagne du Sud-Est indien, ultérieurement nommée Hyderabad.

On le trouvait aussi au Badakhchan dans une province afghane frontalière du Tadjikistan comme en témoignent de nombreux écrits. Au XIIème siècle, le calife abbasside Mohamed Ibn Mansur mentionnait dans ses notes l’existence du spinelle rouge afghan, appelé « lal-Bedaschan » en arabe.

Albert le Grand (1200-1280) parlait déjà du « ballagius » comme pierre femelle de l’escarboucle aujourd’hui appelé rubis.
Au XIVème siècle, Marco Polo évoque également cette montagne, le Syghinan dans la région de Balascia, comme source des rubis balais, aujourd’hui nommés spinelles, par opposition au rubis oriental qui serait l’actuel rubis.

En 1990, les spinelles découverts au Tadjikistan seraient peut-être les fameux rubis balais évoqués dans d’anciens témoignages.
Pour les Romains en revanche, toutes les gemmes rouges étaient confondues sous le nom de « carbunculus ».
Les vertus prêtées au spinelle rouge étaient également celles du rubis, symbole d’ardeur guerrière, talisman contre les blessures ou remède pour cesser les hémorragies.

UNE MULTITUDE DE COULEURS

Le spinelle rouge, dont le chrome se substitue en faible quantité à l’aluminium, est celui qui a le plus compté dans l’histoire, pour sa couleur sanguinaire, pour sa ressemblance avec le rubis ou le grenat rouge, et pour sa beauté mystique.

Le spinelle rouge-orangé flamboyant, couleur de coquelicot, étaient autrefois qualifiés de rubis spinelles ; ces rubicelles demeurent les plus appréciées pour leur faible teneur en chrome qui ajoute à la mi-journée un faisceau fluorescent à leur couleur propre, phénomène identique au rubis birmans.
Pâles, ils deviennent roses.

Les spinelles rouges aux reflets violets, autrefois qualifiés de rubis balais, rappellent les nuances des grenats almandins.
Les spinelles vert sombre sont parfois nommés ceylanites ou chlorospinelles et les noirs pléonastes.
Il existe aussi des spinelles bleus, mauve violacé ou bleu-vert moins connus car plus rares.

GISEMENTS

Le spinelle rouge est souvent un accompagnateur du rubis comme à Luc Yen au Viêt-nam, à Jegdalek en Afghanistan ou à Morogoro en Tanzanie.
Abondant dans les pegmatoïdes de Madagascar, on le trouve aussi au Sri Lanka où il est associé au rubis et au saphir comme à Dejegdalek en Afghanistan.
Exploité dans les alluvions du sud-ouest de l’île, le spinelle sombre ou noir commun accompagne de beaux spinelles rouges, mauves et violets.

Dans la région du Karakoram au Pakistan, la construction en 1980 d’une nouvelle voie d’accès dans la vallée du Hunza permit la découverte de superbes spinelles et rubis dans des marbres métamorphiques associés à des gneiss près des villages de Mutschual et d’Altiabad.
La qualité des échantillons pour l’instant extraits ressemble de près à celle des minéraux de Myanmar en Birmanie.

En Birmanie, à Myanmar, le spinelle est très abondant dans les calcaires cristallins de la vallée de Mogok, où il accompagne le rubis. Pour les locaux, ces beaux cristaux octaédriques, souvent maclés, de toutes couleurs, auraient été taillés par les esprits, là où les cristaux de rubis, toujours affectés d’une rétromorphose, sont au contraire usés.
Le spinelle est également présent en Thaïlande notamment dans les alluvions à rubis et à saphirs de Chanthaburi mais aussi en Australie, en Suède ou en Inde.

Les célèbres gisements du Badakhchan en Afghanistan en bordure de l’Amou-Daria, cités par divers auteurs sont essentiellement des gisements de grenats, de spinelles et de rubis ; il est possible que les grands spinelles historiques, comme le « Lai » de la couronne de Russie, en proviennent.


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