L’histoire de la joaillerie française

De précieuses histoires

Si les bijoux ancestraux nous dévoilent certaines merveilles de l’Histoire, c’est parce que l’histoire de la joaillerie et ses scintillements de préciosité ont pris vie au sein des palais et de la royauté. Ils en ont illuminés les fêtes, attisés les convoitises et fait briller les sujets exceptionnels qui les portaient.

Au XVIIème siècle, sous l’impulsion de Jules Mazarin, futur ministre de Louis XIII, Paris devient la capitale européenne de la joaillerie dont l’art consiste à mettre en scène des pierres sur un support de métal précieux. Grand passionné d’œuvres d’art et de diamants, le Cardinal sera le mécène des lapidaires dont les techniques de taille de pierre comme la « Mazarin » à 32 facettes seront exemplaires dans le monde entier.

Une fois montés sur leurs pieds d’or, les diamants et les pierres précieuses seront les étoiles très prisées des dames de la cour du roi Louis XIV, à l’image de sa favorite, Madame de Montespan qui avait la réputation d’avoir une parure de bijoux assortie à la couleur de chacune de ses robes.
Un gout pour la couleur qui se confirme au XVIIIème siècle avec des créations au style rococo, serties de pierres précieuses, de rubis, d’émeraudes , de saphirs ou de pierres fines telles que la turquoise, l’opale ou l’améthyste.

Dès lors, l’art des joailliers s’épanouit totalement avec des tailles de diamant aux multiples facettes et des montures invisibles mettant davantage la pierre en valeur.
Envoutants et signes de richesse, leurs ouvrages sont admirés et la profession devient prestigieuse au point que les joailliers du roi seront souvent anoblis.

Au XIXème siècle, avec les découvertes de gisements de pierres, l’enrichissement de la bourgeoisie ou la Révolution industrielle, les joyaux se libèrent, s’invitant alors dans l’intimité de toutes les femmes, envoutant leurs quotidiens d’éclats princiers, offrant à chacune d’elles l’occasion d’être reine. Ils trouvent dès lors leur nouveau quartier en celui de la Place Vendôme et de la rue de la Paix dont la puissance date de la volonté du roi Soleil d’en faire un emblème de la splendeur de son règne.

La clientèle afflue du monde entier, charmée par le savoir-faire à la française de ces joailliers d’exception dont les vitrines et les réalisations participent aux grands courants artistiques de l’Art Nouveau à la Belle Epoque ou de l’Art Déco pendant les Années Folles de 1920 à 1929.
Un peu plus à l’est, le quartier du Marais où sont nées les grandes maisons actuelles de la joaillerie se densifie et fourmille de bijoutiers et de métiers intervenant dans les différentes phases de fabrication. Polisseuses, sertisseurs, graveur ou brunisseurs se font la richesse de ce quartier.

Un travail fascinant conservé intact de nos jours et dont la particularité se trouve non seulement dans sa dimension artisanale mais aussi dans la multitude de métiers rares qu’elle met en scène. Des ateliers où l’élaboration manuelle est au service d’une conception sur-mesure de pièces infiniment uniques et précieuses.

La joaillerie réalise des œuvres collectives reflétant toute l’âme du créateur ou de l’artisan qui y a apposé une à une, patiemment et avec rigueur les pierres précieuses.
Une tradition que la Maison Deydier perpétue dans chacun de ses bijoux qu’il ravit d’une étincelle de créativité novatrice.

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